Affaire du Clos Lucé : François Saint-Bris au tribunal

Par Sophie Flouquet Journaliste

Date de publication : 03/12/2019

Révélée en avril 2019 par La Tribune de l’art, l’affaire avait quelque peu terni les célébrations ligériennes des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci. Ses suites judiciaires sont désormais engagées. Le 25 octobre, le propriétaire du château du Clos Lucé, François Saint-Bris, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Tours pour destruction de monument historique, tout comme l’architecte en chef des Monuments historiques ayant à l’époque supervisé les travaux, Arnaud de Saint-Jouan. En cause, des travaux litigieux menés sur l’édifice, connu pour avoir été la dernière résidence de Léonard de Vinci, et classé au titre des Monuments historiques.

Les faits se seraient produits entre mai 2015 et mai 2016, un signalement en 2017 de la Direction des affaires culturelles du Centre-Val de Loire ayant provoqué l’ouverture d’une enquête préliminaire par le procureur de la République de Tours. Destinés à reconstituer un hypothétique état Léonard de Vinci – plus vendeur auprès des visiteurs –, ces travaux ont provoqué la destruction de salons classés des XVIIIe et XIXe siècles (boiseries déposées, plafonds modifiés, fenêtres bouchées…).

Lors de l’audience, les deux hommes ont plaidé la bonne foi et l’urgence des travaux, le procureur s’étonnant toutefois que leur expérience ne les ait pas incités à plus de vigilance, « le respect de l’intégrité d’un monument historique étant un devoir ». Une amende de 3 750 euros chacun et de 18 750 euros à l’encontre de la société exploitant le site du Clos Lucé à Amboise a été requise. Jugement le 20 décembre 2019.

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