Thibault Le Marié et ses Châteaux des Langues

Par Armelle Fémelat

Date de publication : 22/01/2020

Lorsqu’il dépose la marque « Châteaux des Langues » en 2010, Thibault Le Marié ne fait que reprendre un concept imaginé par sa mère une trentaine d’années auparavant : un laboratoire d’apprentissage de l’anglais installé dans le château familial de La Mazure, en Mayenne. Fort de sa formation d’ingénieur paysagiste et de plusieurs expériences internationales, il intensifie et diversifie les cours d’anglais proposés, y ajoutant des cours de français pour les étrangers. « Châteaux des Langues » se revendique en effet comme un concept unique de bulles pédagogiques de formation linguistique en totale immersion. Car, assure l’entrepreneur quarantenaire, « l’impact de l’apprentissage est démultiplié dans le cadre architectural et naturel unique du château ».

Son objectif ? « Créer une meilleure synergie entre le patrimoine et le monde économique ». Dix ans après l’institution de « Châteaux des Langues », La Mazure se porte bien et ne désemplit pas. Le château est bien entretenu, les communs ont été rénovés et le parc est impeccable. Fort de ce succès, Thibault Le Marié s’est mis en tête de partager son expérience et son savoir-faire avec d’autres propriétaires. « Je me propose de les aider à créer de la valeur au moyen du concept « Châteaux des Langues » afin qu’ils deviennent autosuffisants. »

Un premier château est dans la boucle : celui des Boissieu, à Varambon dans l’Ain, qui propose des formations immersives d’anglais depuis fin 2018. Si Thibault Le Marié ne compte pas s’arrêter là, son ambition reste mesurée, humaine et qualitative. Il imagine à terme un réseau de trois ou quatre châteaux, pas plus. « Notre ambition est d’y aller pas à pas. En sécurisant d’abord le château de Varambon. La finalité est d’aider les propriétaires partenaires à prendre leur envol économique, pas de les mettre en difficulté ! » Ou la vie de château en version responsable, collaborative et professionnalisante.

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