Une loi pour protéger le « patrimoine sensoriel des campagnes »

Par Delphine Duchêne

Date de publication : 04/02/2020

C’est peut-être la fin des nombreuses polémiques ayant opposé les citadins récemment installés à la campagne et les habitants natifs des zones rurales. L’année 2019 avait été marquée par des litiges pour « troubles anormaux du voisinage », visant, pêle-mêle, des bottes de foin dont l’odeur incommodait une maison attenante, des cigales jugées trop bruyantes ou encore le coq Maurice, emblème de la ruralité, qui a depuis été relaxé.

Ses congénères et lui vont pouvoir chanter leur victoire : un projet de loi a été adopté par l’Assemblée Nationale le jeudi 30 janvier 2020, en faveur de la protection du « patrimoine sensoriel des campagnes ». Les « sons et odeurs » sont désormais considérés comme faisant partie intégrante de l’environnement. Le rapporteur de la loi, Pierre Morel-À-L’Huissier, a regretté le « conflit de sociologie » qui a contraint à imaginer cette loi, rappelant que « Sur nos petits chemins ruraux, il y a des bouses, ça fait partie intégrante de la vie rurale. Et les gens le découvrent : « Mais ça sent ! ». Eh oui ! » Il espère ainsi dissuader les plaintes contraires à la réalité de la vie campagnarde. Bonjour veau, vache, cochon, couvée !

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