Un musée de la Marine pour prendre le large

Par Sophie Flouquet Journaliste

Date de publication : 12/02/2020

Une belle endormie s’éveillera en 2022… Né en 1748 sous Louis XV, le Musée national de la Marine (16e arrondissement parisien), tête de pont d’un réseau de cinq établissements à travers la France (Brest, Rochefort, Port-Louis, Toulon et Paris), va enfin entamer sa mue après un investissement de 65,3 millions d’euros du ministère des Armées, son autorité de tutelle.

Installé depuis 1937 dans 8 000 m2 d’une aile du palais de Chaillot, il n’avait jusqu’à présent fait l’objet que de modestes travaux de modernisation. Sa réinvention, lancée en 2016 et pilotée par les cabinets d’architectes h2O et Snohetta, ainsi que par l’architecte en chef des Monuments historiques Lionel Dubois, entre dans une phase décisive, avec une perspective muséographique renouvelée : « faire de la mer et de l’aventure maritime un vrai sujet d’intérêt pour les Français ».

Créé pour raconter l’histoire de la marine royale, puis nationale française, cet établissement protéiforme s’ouvrira désormais davantage à la mer au sens large, croisant les sujets techniques, écologiques ou militaires, faisant rêver aussi par ses récits de marins et d’aventuriers… Parmi ses 35 000 objets et 800 œuvres d’art, nombre de chefs-d’œuvre patrimoniaux seront à nouveau mis en valeur, telle la série des Vues des ports de France de Joseph Vernet (1714-1789), réalisée entre 1754 et 1765, ou les ornements sculptés de la poupe de la galère La Réale (1688 et 1694).

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