Projets éoliens retoqués : et de deux !

Par Aliénor Harzo

Date de publication : 25/03/2020

Parce que deux nouvelles valent mieux qu’une, ce ne sont pas un mais deux projets éoliens qui ont été récemment retoqués. Dans l’Oise et dans l’Hérault, les préfets ont refusé les demandes d’autorisation d’exploitation et les entreprises ont jeté l’éponge – du moins en ce qui concerne ces deux sites…

Il fait mention de la proximité de monuments historiques, et pour notre patrimoine c’est important !

Clotilde De Koninck

Dans l’Oise, une société privée avignonnaise prévoyait la construction de 6 éoliennes sur les communes d’Eragny-sur-Epte, Flavacourt et Sérifontaine. Pour contrer ce projet dit « des Chesnots », l’association Le Bruit du vent, créée en 2017, a recensé tous les monuments historiques qui seraient potentiellement impactés par le parc éolien : 26 au total, dont l’église Saint-Clair de Flavacourt et le château de Gisors. De tels arguments patrimoniaux sont d’ailleurs invoqués dans l’arrêté préfectoral du 10 janvier 2020, qui « fait mention de la proximité de monuments historiques, et pour notre patrimoine c’est important ! », comme n’a pas manqué de le souligner la présidente du Bruit du vent, Clotilde De Koninck.

Dans l’Hérault, ce sont les risques pour la faune et la flore qui ont conduit à l’abandon du projet d’exploitation de 5 éoliennes de 120 mètres de hauteur sur la commune de Pézènes-les-Mines. L’entreprise Volkswind envisageait d’implanter ce parc éolien en plein massif forestier des bois de Pouzes, sur la ligne de crête des Avant-Monts, une zone naturelle préservée. Sans sourciller, la société avait demandé une demande de dérogation pour destruction d’espèces protégées.

Dans l’arrêté du 31 janvier 2020, la préfecture a fort heureusement suivi l’avis du conseil national de la protection de la nature (CNPN) : un avis défavorable motivé par la présence de 95 espèces protégées, dont la pivoine officinale, inscrite sur le livre rouge des espèces menacées.

Aucun recours n’a été déposé contre ces décisions dans les délais impartis mais il est, hélas, question d’autres projets, dans l’Oise comme dans l’Hérault…

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